Mise à jour : 14/12/07

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Mairie d'Hérissart

Population : 511 habitants

4 rue des Écoles

Superficie du territoire : 739 hectares
80260 Hérissart Maire : 
Tél/fax. :03.22.76.43.32 Canton d'ACHEUX-EN-AMIENOIS

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Vie municipale

 

Composition du Conseil Municipal :

Maire :
1ère Adjoint : 
2ème Adjoint : 
3ème Adjoint : 
Conseillers municipaux : 
Secrétariat de Mairie :

Secrétaire de mairie : Marlène GANTOIS-GRAUX
Heures de permanences : 
lundi de 14h00 à 18h00 
Jeudi de 17h30 à 18h30
vendredi de 14h00 à 18h00

Délégués communautaires :

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Vie pratique

Éducation :

Depuis 1990, le regroupement scolaire des communes d'Hérissart et de Toutencourt dénommé Syndicat Intercommunal Scolaire "S.I.S.C.O." accueille aujourd'hui une centaine d'élèves de la classe Petite Maternelle jusqu'à la classe CM2.

L'École d'Hérissart reçoit les élèves de P.M. à CP répartis en trois classes. 

L'École de Toutencourt reçoit les élèves de C.E.1 répartis en deux classes.

L'École d'Hérissart est équipée d'une cantine depuis 1996, restructurée en 2001. Chaque midi elle accueille une vingtaine d'élèves.

En règle générale, la scolarité se poursuit au Collège Edmée JARLAUD à Acheux-en-Amiénois, puis au Lycée de L'AUTHIE à Doullens. Pour chaque destination, un ramassage scolaire est assuré sous la responsabilité du Conseil Général. Pour tout renseignement ou inscription, veuillez vous adresser en Mairie.

Garderie le matin de 07h30 à 08h30 - le soir de 16h30 à 18h00

Syndicats auxquels la commune adhère :

  • Syndicat regroupement scolaire
  • Syndicat Intercommunal gendarmerie
  • Syndicat I.M.P. Doullens
  • Syndicat électrification
  • Syndicat scolaire d'Acheux

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Économie

Ambulance : SARL des Cantons - 03.22.76.50.23 / Sos Ambulances Frandcourt - 03.22.76.47.80
Assurances (mandataires) : Madame FESSIER Jacqueline - 03.22.76.62.84
Chauffage - Sanitaire - Électricité : GRAUX Bernard - 03.22.76.45.40
Couverture - Charpente : SARL Méheut - 03.22.76.43.33
Dépôt - Gaz : Mme MODESTE PETIT Odette - 03.22.76.45.79
Alimentation Générale - Tabac : Mme DHEILLY Micheline - 03.22.76.42.20
Ferronnerie : CRAPOULET Maurice & Fils - 03.22.76.45.95
Garage : CAUET Jacques - 03.22.76.42.21
Menuisier : CARTON Christian - 03.22.76.54.25
Négoce (bestiaux) : DENIS Alain - 03.22.76.42.22
Paysagiste : ANDRIEUX Daniel - 03.22.76.54.84 / SARL Paysage et Clôtures - 03.22.76.44.11
Taxi : COQUELLE Jean-Marc - 03.22.76.65.16 / TUTARD Jean-Pierre - 03.22.76.47.53
Vidanges : MEHEUT Gilles - 03.22.76.53.05

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Vie associative

Le Foyer Rural - Mr. Ivan SULLI
Association des Parents d'Élèves - Mr. Patrick DHEILLY
École de Musique - Mr. René GRIGNY
Harmonie Municipale - Mr. René GRIGNY 
Section les Fines Herbes - Mr. Frédéric GAUDEFROY
Le Ballon au Poing - Mr. Jean-Luc CAUET
Association des Jeunes
Société de chasse - Mr. Claude GRAUX
Les Francs Picards - Mr. Dany DHEILLY
Les Familles Rurales - Mr. Edmond DENIS
Club U.L.M. "Les droles d'oiseaux" - Mr. Benoît GANTOIS
A.C.P.G.-C.A.T.M. - Mr. Claude DHEILLY
Club "Revivre" - Mr. Luc DENIS
Section Gym - Mme Annie SULLI

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Patrimoine & Tourisme

Origines

Hérissart est un nom qui rappelle l'idée de défrichement, il est cité dans la charte des donations de Clotaire à l'abbaye de Corbie en 662, comme formant la limite de la forêt de la Vicogne, où elle avait été défrichée, "essartée" par le moine Frédehaire. Son orthographe a été modifiée : de Henresart en 1153, Henrissart; Herrissart pour devenir enfin en 1507 tel que nous le connaissons actuellement : HERISSART.

Composé de 5 fiefs, dont certains noms subsistent encore sur le cadastre, les habitants ont probablement subi les ravages des invasions espagnoles et bourguignonnes, ainsi que celles des troupes de Jean de WERTH en 1635 tout comme les villages de Toutencourt, Val de Maison, Talmas, Harponville. Depuis, la mémoire populaire a toujours transmise qu'il y aurait des souterrains-refuges dans lesquels circulent : "cinq beudets kartchi d'or" (on est même passé à sept aujourd'hui!).

Les gressiers en font sa renommée

Avec quelques villages environnants, l'industrie du grés y était très ancienne, on a extrait de grandes quantités entre autre pour les soubassements de la cathédrale d'Amiens au XIIIème siècle et les ponts et fortifications de cette ville (aux XV et XVI siècles). Aujourd'hui encore, il n'est pas rare en creusant le sol d'en trouver de forts volumineux.

Le dernier Seigneur

En 1774, Guy Antoine PICQUET, alors âgé de 24 ans, chevalier de Noyencourt, Drancourt, et autres lieux, demeurant à Amiens, rachète la seigneurie d'Hérissart. A cette époque, il est officier dans le corps royal de l'artillerie, qu'il quitte pour entrer dans la compagnie des chevaux-légers de la garde du Roi, où il devient capitaine-lieutenant. Avec sa mère, Marie-Françoise MOURET d'ESPAGNY (veuve de François PICQUET), ils dotent l'église d'au moins une nouvelle cloche, fondue cette même année par les célèbres CAVILLIERS, fondeurs à Carrépuis. C'est cette cloche qui fonctionne encore actuellement (note : la), 2 autes (notes : do et si) ont été saisies pendant la Révolution.

Les terres de la seigneurie passeront dans la famille De la FONTAINE SOLARE, par le mariage de Marie Françoise Charlotte (qui devient comtesse par cette alliance), fille de Guy Antoine PICQUET, dont les héritiers vendront le "château" à la famille MOULLART peu après la guerre de 1870.

L'expansion du village

En 1838, la commune décide de percer la rue Bara et créer la rue Sainte Catherine, prolongeant ainsi la rue Neuve et ralliant Amiens, via Rubempré, plus directement. La culture du lin fait vivre la majeure partie de la population (1177 habitants); on le cultive, le récolte et la tisse sur place, puis acheminé à Amiens.

Mais en 1842, trois incendies ravagent un grand nombre de maisons, granges, couverts de chaume et bâties trop proches les unes des autres, en avril, le plus dévastateur (l'ampleur est tel que les lueurs sont visibles d'Amiens et de Picquigny) détruit 56 maisons dans la rue de Beauvais, qui désormais porte le nom de rue Brûles. Quatre nouvelles mares sont percées, s'ajoutant aux trois premières. Autrefois quatre puits alimentaient les différents quartiers. Celui qui subsiste (72 mètres de profondeur) alimente le château d'eau.

La période dorée sera courte : l'industrialisation des métiers à tisser et l'implantation des manufactures mènent un coup dur aux travailleurs de nos campagnes. Napoléon III, envoie sur ses propres fonds, via la Préfecture 220 F de secours ! 

Le cimetière, situé alors à droite de l'église, devient trop petit, et le nouveau est installé rue sainte Catherine en 1866.

Les Écoles

En 1831 un projet de construction d'école des filles devant le presbytère a été abandonné : terrain trop étroit entre le puit et le cimetière. Comme dans beaucoup de villages de notre département, les religieuses de la Sainte Famille envoient une sœur pour faire l'école aux jeunes filles d'Hérissart dès novembre 1840. La salle des classes est une pièce prêtée par des habitants. La fréquentation y est importante, allant jusqu'à 80 élèves en 1870. Cinq religieuses se succèdent jusqu'en 1903.

Quant aux garçons, leur salle de classe est un bâtiment autrefois occupé par le chapelain du château, mais aussi comme salle de délibérations du Conseil Municipal. Ce local, revendiqué par le conseil de Fabriques, après bien des vicissitudes deviendra le "Foyer Populaire St Martin" en 1913, puis la "Salle Paroissiale" (dans la rue des écoles). La commune, bénéficiant de 2 donations de terrain dans la rue Neuve (actuelle rue des écoles), fait construire les deux écoles en 1869 avec logement pour les enseignants et une mairie.

La Guerre de 1870

Le conflit fait rage à quelques kilomètres d'ici, les batteries de canons de la bataille de l'Hallue, et notamment Pont-Noyelle, se font entendre le 23 décembre. La population d'alors a rapporté que le sol et les vitres tremblaient au bruit des canons (une batterie française avait été établie sur les hauteurs du bois de la Falise) et ils redoutaient pour le village, s'il eut été pris. Les prussiens du 8ème Corps Prusse Rhénane, au nombre de 300 hommes et280 chevaux, viennent s'établir du 21 mars au 26 avril 1871.

Le XXème siècle

L'état des routes s'amèliore, et la vie locale en est influencée; les échanges commerciaux se multiplient. les 3 "messagers" du village relient Amiens chaque semaine.

Plusieurs habitants travaillent chez eux à la confection de chaussures, d'autres vont à Amiens dans les bonneteries, ateliers de couture ou manufacture.

Les fêtes religieuses, et notamment les réceptions d'Évêques pour les confirmations, sont fastueuses en 1912, 1930, 1936... Puis vient la première guerre mondiale décimant un tiers de la jeunesse masculine d'Hérissart. Plusieurs bataillons anglais vont loger dans des bâtiments de notre citée.

L'entre deux guerres, comme partout en France, apporte son contraste de deuils récents et d'insouciance...

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