Mise à jour : 10/07/09

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Mairie de Frise

Population : 159 habitants

Rue de l'Église

Superficie du territoire : 615 hectares

80340 FRISE

Maire :  Bernard DECROIX

Tél./Fax : 03.22.84.46.45

Canton de Bray-sur-Somme

E-mail : mairie.frise@wanadoo.fr 

|Vie municipale|Situation géographique|Vie pratique|Économie|Vie associative|Manifestations|Patrimoine & Tourisme|


 

Vie municipale

Composition du Conseil Municipal :

Maire : Bernard DECROIX
1er Adjoint : Christelle NUNCQ
2ème Adjoint : Philippe REVAUX
Conseillers Municipaux : Béatrice DURAND, Florence HEYSEN, Guillaume MOREL, Sylvain REVAUX, Gilles SAVREUX, Joëlle SLABOSZEWSKI, GuillauME THEVENIN 

Secrétariat de Mairie : Élisabeth CLIN

Heures d'ouverture :
lundi de 14h00 à 16h30
mercredi et vendredi de 09h30 à 12h00

Permanence du maire

samedi de 09h00 à 11h00

Délégués communautaires :

Bernard DECROIX (Titulaire)
Christelle NUNCQ (Suppléant)

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Situation géographique

La commune est située au cœur d’un carrefour important près d’un réseau ferroviaire et autoroutier majeur (gare TGV et plusieurs bretelles d’autoroutes à proximité). Elle bénéficie d’un site naturel d’exception (étangs, belvédère, larris).

Bâti en fond de vallée, au bord du canal et de la rivière Somme, au pied du coteau dit « La Montagne de Frise », le village est étendu et aéré, au centre, une grande place ombragée et symétrique offre une belle perspective par rapport à l’église.

Un méandre du cours d’eau, barré par le canal, isole une partie du territoire qui constitue « l’Ile de Frise ».

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Vie pratique

Éducation :

  • École : Regroupement (9 communes) au sein du Syndicat Intercommunal Scolaire de Bray-sur-Somme (SISCO) avec transport scolaire, garderie et cantine.
  • Collège : Collège Saint Exupéry  à Bray-sur-Somme (Transport scolaire et cantine)
  • Lycée : Lycée Lamarck à Albert (Transport scolaire et cantine). Adhésion au SISCO d’Albert.

Différents syndicats :

  • S.I.S.C.O d’Albert et Bray-sur-Somme

  • S.I.V.O.M de Bray-sur-Somme (Gendarmerie)

  • Syndicat de la Vallée des Anguillères (S.V.A)

  • S.I.E.R (Syndicat Intercommunal pour l’Energie dans la Région de Péronne)

  • S.I.E.P (Syndicat Intercommunal d’Eau Potable du Santerre)

  • Association syndicale des propriétaires et exploitants d’étangs de la vallée de la Haute Somme

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Économie

Café-Restaurant « La Sarcelle »

Société Grainor : Stockage de céréales et approvisionnements
Camping « Le pré vert »
Camping « de la pointe »
Camping « La grenouillère »
Gîtes et chambres d’hôtes
  • Mr et Mme Bernard DECROIX
  • Mr et Mme Jean-Paul FOURNIER
  • Mr et Mme Didier LENGLET
  • Mme Annick LEPINE
4 exploitations agricoles   
Offres diverses de lots de pêche et de chasse à la hutte. Pêche de loisir (à la journée ou à l’année). 

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Vie associative

Société de chasse
Comité des Fêtes

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Manifestations

Le 08 mars 2009 : Chantier nature sur la « Montagne » de Frise avec le Conservatoire des Sites Naturels de Picardie de 09h30 à 12H00 et de 14h00 à 17h00. Rendez-vous à 09h30 sur le parking de la « Montagne » de Frise.

Les 20 et 21 juin 2009 : Exposition de peinture de 09h00 à 19h00 organisée par le Comité des Fêtes : « A la découverte de la Haute-Somme ».

Le 14 juillet 2009 : Jeux sur la place; initiation au tir à l'arc...

Les 18, 19 et 20 juillet 2009 : Fête du village avec attraction foraine

Le 19 juillet 2009 : Réderie de 07h00 à 17h00 organisée par le Comité des Fêtes. Réservation : M. Guillaume MOREL au 03.22.85.12.09 ou Mme Christelle NUNCQ au 03.22.83.98.41.

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Tourisme & Culture

Un site naturel d’exception

Le village est situé dans une vallée sur les bords de la Somme, dans une splendide zone humide qui fait le bonheur des chasseurs au gibier d’eau et de très nombreux pêcheurs.

Durant des millions d’années, les éléments naturels et l’homme ont façonné ce paysage unique de la Haute Somme

Après la dernière glaciation, il y a 12000 ans, à la fonte des glaces la rivière Somme a creusé violemment cette large vallée. Comment imaginer un violent torrent d’eau attaquant les roches friables, et creusant un large lit là où s’étire paisiblement aujourd’hui une Somme bien tranquille ?

Dans la Haute Somme le fleuve n’existe pas en temps que tel : la vallée fait 1 km de large, avec de multiples méandres, de plans d’eau, formant un bocage aquatique plein de mystères.

Un paysage façonné par l’homme depuis l’époque romaine

Déjà à l’époque romaine la vie s’organise autour de la vallée. Les constructions de gués découpent les étangs et on y pêche.   

Au moyen âge la vallée est découpée en portions d'étangs (biefs) pour produire de l'énergie hydraulique. Les chaussées et digues forment des passages surélevés, et constituent des barrages réalisant ainsi une dénivelée entre deux biefs. Ils sont équipés de vannes pour contrôler le niveau de l'eau dans le bief. C'est là que sont installées les anguillères ou anguilleries qui permettent de capturer les anguilles

Jusqu’au 19ème  siècle la vallée concentrait une population qui vivait directement des ressources des marais.

Les saules et les aulnes étaient coupés et servaient en vannerie, pour le chauffage ou pour le matériel de pêche (nasses…). Les herbes aquatiques étaient faucardées régulièrement pour faciliter la circulation en barque et étaient compostées. Les roselières étaient rajeunies par la pratique du "bousinage" (enlèvement des couches superficielles du sol afin de créer de petits plans d'eau favorable à la fraie (reproduction) des poissons. Le produit de cette activité, le bousin, était ensuite composté ou utilisé comme combustible.

Toute une économie reposait sur l'exploitation des étangs: fabrication de semelles de joncs tressés, fabrication de bois de brosses, de pelles à grain avec le bois tendre des marais. La mousse était vendue aux mariniers pour calfeutrer la coque de leurs péniches. Les marais étaient généreux pour tous, et ces activités d'exploitation ont façonné la vallée peu à peu.

Aujourd'hui le fond de la vallée a perdu sa fonction de production agricole (chaume, tourbes, poissons) pour évoluer vers des activités de loisir.

La vallée continue à accueillir les pêcheurs, les chasseurs de gibier d'eau aux périodes d'ouverture, et les promeneurs. Ils sont nombreux à la belle saison à venir dans les campings dispersés tout au long de cette vallée, pour s'adonner à leur sport favori : la pêche. Les villages se repeuplent alors et s'animent de nouveau.

La vallée de la Somme est le paradis de bien des espèces. On y relève une flore comprenant de nombreuses espèces végétales protégées par la loi. La grande richesse des peuplements d’oiseaux caractérise aussi les étangs de la Haute somme et la qualité de ses milieux aquatiques.

Un lieu chargé d’histoire

Frise a une origine très ancienne. Les premières traces de vie, datant de la préhistoire, ont été découvertes à la fin du 19ème siècle dans une « mine de cailloux ».

En 1882, un habitant du village met au jour un squelette de Dinotherium Gigantem (ancêtre de l’éléphant) et en 1886, au même endroit à une profondeur d’une vingtaine de mètres, c’est un fossile mesurant environ 2m50 qui est découvert, sans doute une dent de mammouth

Des haches polies et autres pierres taillées, trouvées dans les champs cultivés, indiquent la présence lointaine des premiers hommes ayant séjourné auprès de la rivière.

Plus proche de nous, on note les vestiges d’une villa gallo-romaine, identifiée grâce aux prospections assidues. A cette époque, a commencé la « domestication » de la Somme avec les premières installations de »chaussées » et la pêche de poissons d’eau douce.

Ensuite ce fut progressivement la prise de possession des lieux par les religieux des abbayes d’Hombleux, Mesnil en Arrouaise, Saint Barthélémy de Noyon…Plusieurs bulles papales en témoignent (an 650,956 et 1032).

Les guerres et invasions ont de tout temps marqué la vie du village. Dans la conscience collective, les  violences exercées sur la population en particulier en 1870 avec l’exécution de civils innocents, ou plus récemment en 1944 avec l’arrestation et la déportation à Buchenwald d’habitants du village sont toujours bien présentes.

Mais au-delà de ces siècles de violences et d’insécurité, c’est bien la première guerre mondiale de 1914-1918, qui tient une place particulière dans les grands évènements ayant marqué la vie de notre commune.

La restitution poignante de Blaise Cendrars vient s’ajouter aux témoignages de nos aînés. Dans la « Main coupée », l’auteur relate la vie au front avec une sensibilité particulière, ….

Les sites décrits sont bien identifiables et le lecteur, peut au hasard d’une promenade se mettre en situation et imaginer à partir du texte, ce que fut cette période terrible de notre histoire.

Détruit, massacré, anéanti, Frise, comme beaucoup d’autres villages de la vallée et des environs se souvient. Un parcours littéraire est en préparation, en collaboration avec la communauté de communes du Pays du Coquelicot.

Église détruite pendant la guerre 1914-1918 Église reconstruite en 1930

FRISE fait partie, avec 23 autres communes dont Bray-sur-Somme, de la paroisse Notre-Dame de l’Espérance. Notre-Dame de l’Espérance forme le secteur de la vallée d’Ancre avec les paroisses Notre-Dame de Brebières (commune d’Albert), Notre-Dame des Champs et Notre-Dame des Hauts de l’Ancre. Une messe est célébrée dans l’église du village, vouée à Saint-Pierre, deux fois par an.

Un tourisme de loisir 

Pêche et chasse à la Hutte

Nos chasseurs et pêcheurs sont Picards, de la région parisienne ou des départements limitrophes à la Somme. Un loisir appréciable pour l’économie locale et pour l’animation de la commune.

Ils sont passionnés pour la pêche ou la chasse, parfois les deux, mais surtout amoureux de la nature et profitent souvent d’un moment de temps libre pour une évasion de quelques heures ou plus, dans leur petit coin de paradis pour trouver le silence, l’isolement, la quiétude, l’éloignement de la vie quotidienne, de la ville ou de la foule.

Traditionnellement, nous prenons avec une centaine de pêcheurs le verre de l’amitié après le « rempoissonnement » annuel. Des moments très forts, chacun imaginant les prises de demain et contant des anecdotes des plus variées…

Randonnées pédestres

Les chemins de la découverte carte IGN n° 2408E  Marais de FRISE 13 km  PR8. Le souvenir de l’écrivain Blaise Cendrars plane sur cette randonnée autour de FRISE. Un nouveau circuit, tout à fait exceptionnel, dit "la Montagne de Frise" (Départ de Frise) relie Frise à Eclusier-Vaux. Il traverse le "larris" de Frise puis passe sur le chemin de contre halage récemment ouvert aux piétons, entre le canal et la rivière Somme. 

Le larris communal de la montagne de FRISE

Communément appelé « larris » dans l’ensemble de la Picardie, les coteaux secs ou pelouses calcicoles sont identifiables au premier coup d’œil dès que la sécheresse de l’été a fait jaunir l’herbe maigre qui les recouvre. Occupant souvent de fortes pentes où le calcaire domine, situées au bord des plateaux et orientées vers le soleil, ces pelouses bénéficient de conditions de chaleur et de sécheresse quasi méditerranéennes.

Ce site constitue sur 10 ha un élément caractéristique et particulièrement esthétique du paysage de ce secteur de la vallée de Somme. Depuis ses hauteurs entre 70 mètres et 80 mètres d’altitude, le promeneur bénéficie d’un point de vue exceptionnel sur le fond de la vallée et ses superbes marais.

Pour la valeur de son patrimoine naturel, le site est référencé dans les inventaires :

  • Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF)
  • Site d’intérêt Européen reconnu par le Schéma départemental de protection et de gestion des milieux naturels de la Somme de la Direction Régionale de l’Environnement de Picardie et du Conseil Général de la Somme.

Depuis les années cinquante le pâturage ayant cessé, ce lieu risquait de disparaître sous les broussailles faute de moyens pour une gestion adaptée. Le Conseil Municipal a donc décidé en janvier 1999 de confier la gestion du larris au Conservatoire des sites naturels de Picardie par un bail emphytéotique de 20 ans. Le pâturage est l’un des outils de gestion, il est pratiqué depuis 2004 sur notre larris. Lors d’une promenade vous ne serez pas insensible à la présence de mai à septembre de moutons et de chèvres.

Une idée de dépaysement, d’une heure entre canal et marais

Une petite particularité à FRISE : les deux écluses forment avec les berges du canal une petite boucle d’environ 2,5 km accessible au niveau de l’écluse supérieure au cœur du village ou à partir du parking de l’écluse inférieure. Ce circuit permet un dépaysement total pour un minimum d’efforts. Grèbes huppés, canards et canetons, martins-pêcheurs égarés par le froid, hérons immobiles, « blairies », poules d’eau minuscules au bec écarlate fuyant sur des lentilles d’eau, cygnes dressés inquiets pour leur progéniture, petits de ragondins broutant du trèfle blanc, iris, carex, reine des prés, houblons, eau noire ou flamboyante, agitée ou de glace, brouillards matinaux, écorces allumées par le soleil couchant…tout est là, à deux pas de la place, à la portée de tous.  

Navigation fluviale : une autre manière de découvrir la Haute Somme

Les navigateurs "en eau douce" peuvent sur le canal de la Somme admirer d'une autre façon et à un autre rythme  les richesses de ces milieux aquatiques, ces villages, ces oiseaux, cette végétation particulière… Dans le calme le plus parfait, le chant de l'eau et des oiseaux sont des moments privilégiés. Les passages aux écluses ponctuent la vie des navigateurs et les plaisanciers peuvent profiter des haltes fluviales entre les 2 écluses pour découvrir notre village.

Histoire et culture

Les visiteurs de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne, du musée des abris d’Albert et du mémorial franco-britannique de Thiepval se plaisent à prolonger leur visite dans la vallée et dans notre petit village où ils peuvent retrouver les vestiges des combats de 1914-1918.

Les gîtes et les chambres d’hôtes sont les bienvenus, notons que ces dernières sont souvent occupées par une clientèle étrangère, en particulier britannique.

La rue Blaise Cendrars, inaugurée en 1990 par sa fille Miriam, leur rappellera que Cendrars engagé dans la légion étrangère pendant la Première Guerre Mondiale, s’est battu ici.

Blaise Cendrars, « Citoyen de Frise »

Né en 1887, à la Chaux de Fonds (Suisse), Blaise Cendrars, de son nom de naissance Frédéric Sauser, écrivain de renom, s’est engagé dans la légion étrangère au début de la première guerre mondiale.
Son régiment s’installe sur le front de Somme, à Frise à l’automne 1914. Cendrars y restera jusqu’en avril 1915.
C’est une guerre de tranchée, de « coups de mains », de mines, de montées en lignes, de patrouilles dans les marais inquiétants et mystérieux.
Dans la « Main coupée », roman édité en 1946, Blaise Cendrars nous restitue ces moments terribles avec un regard d’une grande lucidité.
En septembre 1915, Blaise Cendrars aura la main droite arrachée lors des combats de Champagne à la « ferme Navarin ». C’est pour lui la fin de cette guerre terrible « Dieu est absent des champs de bataille » et la naissance d’un très grand écrivain.

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