Mise à jour : 18/01/18

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Mairie d'Arquèves

Population : 163 habitants

2 place de la Mairie

Superficie du territoire : 764 hectares

80560 ARQUÈVES

Maire : Christophe DELORAINE

Tél./Fax : 03.22.76.47.27

Canton d'Acheux-en-Amiénois

Courriel : commune-de-arqueves@orange.fr

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Vie municipale

 

Composition du Conseil Municipal :

Maire : Christophe DELORAINE

1er adjoint : Jean-Michel JOUY

Conseillers municipaux : Marie-Laure BEAU, Guillaume BONNARD, Marina CARETTE, Valérie DEFECHEUREUX, Dominique JOUY, Marine JOUY, Rémy KLEIN, Marc POUILLET, Géraldine RIHET

Mairie d'Arquèves (Dessin de A.A.)

Secrétariat de Mairie : Sébastien GUERLE
Heures d'ouverture : 
lundi de 16h30 à 18h30
jeudi de 10h00 à 12h00
Délégués communautaires :
Christophe DELORAINE (titulaire)
Jean-Michel JOUY (suppléant)

 

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Vie pratique

Éducation :

L'école de rattachement de la commune est Acheux-en-Amiénois

14 élèves sur 120 habitent la commune d'Arquèves - 
La commune adhère : 
  • au S.I.V.O.S (Syndicat Intercommunal à VOcation Scolaire) d'Acheux-en-Amiénois
  • au Syndicat Scolaire Primaire d'Acheux-en-Amiénois et des communes environnantes
  • au Syndicat Intercommunal I.M.E. (Institut Médico-Éducatif) de Doullens

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Manifestations

Dimanche 12 juillet Arquéves : Fête locale et réderie (sur réservation). Groupe de musique « The Rest Less », tour de calèche, fête foraine ainsi que les sonneurs du Pays du Coquelicot

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Patrimoine & Tourisme

Église de Saint Martin en partie du XIIIème siècle (Grandes arcades, pilier mur ouest) et en grande partie du XVIIIème siècle (mur de la nef).

Particularités :

  • La ferme de Belle-Église qui fut jadis un lieu des templiers

  • Un blockhaus anglais de la Guerre 14-18 à l'entrée du village

  • Le puits du captage d'eau dit "puits des anglais"

Sentier de randonnée : le GR passe sur le territoire de la commune

Église Saint Martin (dessin de A.A.)

Histoire d'Arquèves :

Arkaive 1303 - Sentence du prévôt de Beauquesne
Arcaive 1372 - Bail fait à Gilles de Buire
Arquesves 1500 - Coutumes locales 
  1700 - Villers de Rousseville
Arquesvres 1507 - Coutumes locales
Arquife 1579 - Ortélius
Arquise 1592 - Surhonius
1608 - Quandum fasciculus géogr.
Arquefe 1609 - Mercator
Arquewes 1620 - Déclarations de terres
Arquens 1634 - Théâtre géographique
Arqueves 1657 - Théâtre du monde
Arqueuves 1700 - Villers de Rousseville
Arquève 1720 - Mss. de Monsures
1733 - G. Delisle
XVII  - Brumaire, An X
Arquèves 1757 - Cassini
  1763 - Expilly
  1836 - État-Major
Arguesves 1784 - Histoire de Doullens
Argueuves 1784 - Histoire de Doullens

 

La terre d'Arquèves appartenait en 1507 à Antoine de Vadencourt, et dépendait de la Châtellenie d'Authie. Elle passe plus tard dans la famille de Montebenne. Cyprien de Montebenne, seigneur de Héricourt, Arquèves, etc. Capitaine des gardes de la reine Marie de Médicis, devint Maréchal-des-camps et des armées du roi. Il se marie à Élisabeth du Châtelet. Leur fille, Charlotte de Montebenne, apporta en mariage (23 novembre 1660), la terre d'Arquèves à Réné Jean de Mailly qui mourut en 1662, laissant un fils, Réné, 5ème du nom, qui transmit ainsi cette seigneurerie dans la famille de Mailly. Elle appartenait en dernier lieu à Monsieur le Comte d'Hesecques, qui avait épousé le 20 avril 1743, Marie-Louise Françoise Victoire de Mailly, fille de Victor-Alexandre et de Victoire-Delphine, princesse de Bournonville.

L'église d'Arquèves offre assez d'intérêt archéologique, mais elle est lourde, comme la plupart de ses contemporaines. Évidemment, elle appartient à l'époque des transitions du Roman à l'Ogive, et même aux premiers temps de cette période. Elle a 3 nefs, séparées par de lourds piliers carrés, flanqués aux quatre angles par quatre colonnettes sans chapiteaux ni bases au dessus, un tailloir fort simple n'offrant que deux moulures : l'une ronde sur le haut, l'autre creusée en gorge contourne tout le pilier, et au dessus s'élèvent les moulures à boudin des arcades en ogive romane. Les nefs latérales sont plus basses que la médiane qui est éclairée au dessus de la retombée des arcades, par des baies en plein cintre, sans colonnettes, mais s'élevant très sensiblement dans l'intérieur de l'église. Entre les retombées des arcades, on a placé postérieurement des culs-de-lampe  qui supportent les statuettes. Une inscription placée près de l'autel de la Sainte Vierge, indique que l'église a été restaurée en 1856 par les soins du curé Gaudefroy, et décorée par un peintre d'Albert, nommé Revel. Plut au ciel qu'elle ait été rendue à son style primitif, ainsi qu'il est dit dans l'inscription. Hélas il n'en est rien, les bas-côtés sont loin d'être en rapport avec la nef du milieu. L'église est éclairée par deux rangées de fenêtres, celles du bas sont carrées et éclairent directement les bas-côtés ; celles du haut, s'ouvrant au dessus du toit de ceux-ci, sont cintrés. Le clocher semble remonter à l'époque de la construction de la nef principale. Une petite tourelle y est adossée et renferme l'escalier de la tour. La cloche porte l'inscription suivante : " bénite par M. d'Albert, curé d'Arquèves et de Vauchelles-les-Authie, et nommée Marie-Henriette. Haut et puissant seigneur, monseigneur Charles Marie D..., Isabelle D'Estrées, Guillain de France, Comte d'Hésecques et baron de Mailly, seigneur de ce lieu, Haute et puissante Dame Madame Henriette-Charlotte Marie de Harchies, comtesse de Quérecque, de Guillain, marguillier en l'an 1784. Jean-Baptiste et Charles Cuvillier, fondeurs à Carrépuis."L'église est placée sous le vocable de St-Martin. Cette paroisse n'existait pas en 1301. Arquèves n'était qu'un secours de Vauchelles-les-Authie, en 1729. La ferme du Val-Vion en dépendait postérieurement. La cure était à la présentation de l'abbé de Limours, à cause du prieuré d'Authie.

Belle-Église

Belle-Église est une ferme située entre Léalvilllers et Arquèves
Bella Egglesia 1238 - Enguerrant de Demuin
Beleglise 1239 - Jean de Daours
Belle Esglise 1279 - Adam de Puchevillers
Bele Yglisse 1283 - Thibaut - Évêque d'Amiens
Bela Iglisse 1283 - Jean de Montonvillers
Bele Eglise 1283 - Guillaume de Bresle
Beleglisse 1720 - Monseigneur de Monsures
Bellenglise 1733 - G. Delisle
Bel Eglise 1743 - Friex
Belle-Eglise 1757 - Cassini
1836 - Etat Major
Belleglise 1763 - Expilly

Les Templiers d'Arquèves

Nous empruntons à l'ouvrage remarquable de M.E. Manier sur les Commanderies du Grand Prieuré de France, de précieux documents concernant cette ancienne Commanderie du Temple ; plusieurs remontent au XIIème siècle. Ces derniers, remontant à cette époque, sont relatifs à des donations faites, en 1196 devant Thibaut, évêque d'Amiens, par les seigneurs de Daours, en faveur des frères du temple de Belle-Église, de "Bella-ecclesia". La première comprend 35 journaux de terre de Vilets, concédés par noble homme Baudouin de Daours, de "Dors" lequel approuve et confirme en outre, la vente faite aux Templiers, par Guy, le prévôt de "Vallis Beul", et une autre vente par Jean de Gouves, de "Gova", de 12 arpents, également sur Vilets. La seconde donation comprend, comme la première, 35 journaux de terre à Villers, accordés par Jean de Daours, ave la confirmation par celui-ci de la vente de Jean de Daours.

Le terrage de Belle-Église qui appartenait, au XIIIème siècle à Roger et à Jean de Daours, fut cédé par ce dernier aux Templiers, pour le prix de 1000 Livres parisis, comme on le voit par des lettres de Godefroy, évêque d'Amiens, au mois de novembre 1233. Roger, qui avait droit à la moitié de ce terrage, consentit à l'exécution de cette session, sous la condition que Jean, son frère, lui constituerait une rente viagère de 35 Livres, sur les moulins de Daours. Le même Jean de Daours, qui possédait le fief de Louvencourt, touchant au terroir de Belle-Église, confirma par ses lettres du mois de février 1235, la vente de 20 journaux de terre relevant de son fief, que Jean de Tiebeval avait faite à la Maison des Templiers de Belle-Église, pour le prix de 100 Livres parisis. 

Mais le plus grand bienfaiteur de la Maison de Belle-Église fut, au XIIIème siècle, un sieur Robert Wambert de Corbie, qui, par ses lettres de l'"Official d'Amiens" de l'année 1279, lui donna tous ses biens, savoir : sa maison de Corbie, dans la rue de l'Abbaye ; tous les prés et tous les cens qu'il avait au dit lieu ; son manoir de La Viéville ; celui qu'il possédait à Bray avec les maisons et les terres qui en dépendaient, ainsi que tous les meubles et objets mobiliers qu'il avait hors Corbie, et qui lui provenait des successions de ses père et mère. 

Cette donation fut approuvée, et les biens qui en faisaient l'objet furent amortis par les seigneurs de qui ils relevaient, savoir : Guy de Châtillon, comte de Saint-Paul, Henri et Adam de Toutencourt, Jean de Montonvillers, Gilles de Bussy, Baudouin de Beauvoir, Jean de Hailly, Henri de Dernancourt, Ostes de Bourgacourt, etc. Étaient présents dans l'acte de donation : Henri de Villepreux, de Ville Petrosa, Commandeur des Maisons du Temple dans le Ponthieu, et Frère Pierre, Commandeur de Belle-Église.

A Belle-Église, le Commandeur avait toute justice et seigneurerie.  La Maison et la chapelle étaient situées au milieu de 450 journaux de terre qui en dépendaient, et que le chemin de Doullens à Albert traversait dans toutes leurs longueurs. 

En 1303, les habitants d'Arquèves furent condamnés, par une sentence du Prévôt de Beauquesne, à payer une amende au Commandeur de Belle-Église, pour s'être permis "de fauskier, de rasteler et d'emporter esteules au courterroir de Belle-Église, l'aoust durant". Le Commandeur de Belle-Église en 1356, était Frère Clément de Caisnoy.

Le domaine de Belle-Église, qui ne rapportait en 1373, que 80 Livres, était encore d'un moindre produit après les guerres du XVème siècle, puisqu'il ne dépassait pas 50 Livres. La cense de Belle-Église était louée 1200 Livres par an, en vertu d'un bail du 1er décembre 1668.

En 1714, il y avait  deux fermes et un bois contenant 66 verges. Le revenu y était de 3400 Livres en 1787.

Il existe, au hameau de Belle-Église, et près du chemin d'Arquèves, une chapelle érigée en l'honneur de Saint-Joseph.

Extrait du livre des CANTONS.

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